Par : Sandie
Publié : 15 décembre 2015

C’est pas le Pérou !

Après 41 jours et 1500 kilomètres parcourus à Pino, dont de nombreux cols à plus de 4000 mètres, on comprend mieux pourquoi le reste du monde n’est pas le Pérou !

Parce que le Pérou, c’est un savant (et curieux) mélange…

Des dunes du désert à la pampa de l’altiplano (ce haut plateau pas si plat), sans oublier la jungle luxuriante…
Ce sont les trois principaux écosystèmes du Pérou, de la côte désertique à la forêt amazonienne, en passant par les Andes.

Des pingouins malins et marins aux élégantes vigognes, cousines des lamas, guanacos et autres alpagas qui paissent en liberté à plus de 4000 mètres d’altitude
Ces espèces de camélidés sont aujourd’hui protégées mais toujours très recherchées, voire chassées, pour leur précieuse laine vendue à prix d’or.

De la méconnue civilisation Nazca au puissant empire Inca
Il y a déjà 2000 ans, les Nazcas, installés dans un désert hostile, bâtissaient des cités et des systèmes d’irrigation modernes et dessinaient de mystérieuses lignes, qui aujourd’hui encore intriguent le monde.
1500 ans plus tard les Incas dominaient un immense territoire qui comprenait toutes les Andes et construisaient en seulement un siècle, avant l’arrivée des conquistadors, des villes, des terrasses agricoles, de spectaculaires exploitations salines et des chemins reliant tous les points de l’empire. Impressionnants ces Incas ! 

Des traditions encore bien vivantes à une modernité naissante
Les dames sont ici vêtues de tenues colorées et coiffées de chapeaux originaux et de tresses à pompons.
Et pourtant, dans les petits villages, même reculés, de surprenants dômes, parfois immenses, poussent : ce sont des salles de sport financées par les taxes des entreprises minières.

Des petits villages en autarcie à la rutilante Cuzco  
Le contraste est saisissant entre les villages de l’altiplano où nous avons été si touchés par les rudes conditions de vie des Quechuas habitant dans des maisons non chauffées et mal isolées et la capitale Inca, si touristique et vivante.

De la gastronomie inventive à l’infection intestinale
Nous étions d’abord ravis de goûter aux mets locaux, soupes de “pattes” et autre hamburger d’alpaga. Mais rapidement, nos estomacs se sont rebellés, avec passage par la case Hôpital. Qu’on se rassure, nous voilà sortis du Pérou… et donc d’affaire !

Des bivouacs à deux à l’auberge “péruvienne”
Quel plaisir de passer de bonnes soirées arrosées de Pisco en bonne compagnie, surtout pour fêter dignement l’anniversaire de Thibaud !! 

Des salutations et encouragements continus sur la route aux chiens enragés qui en avaient après nos mollets
Pas de photos “d’attaque” à l’appui, Sandie étant trop occupée à dégainer son bâton anti-canidé (dit BAC) !
Mais une spéciale dédicace au chien péruvien à la langue bien pendue…

Bref, “c’est pas le Pérou” parce que le Pérou est intense, parfois dur (surtout à vélo) mais si beau…

Signé, la fine équipe
Sandie et Thibaud

La route continue…